Suite et fin du cycle de Molly Southbourne par Tade Thompson avec “L’héritage de Molly Southbourne”. Une trilogie dont le premier tome était une vraie claque et le deuxième une transition moins impactante dans l’ensemble. Comment donc se termine cette histoire aux croisements du fantastique, de l’horrifique et du thriller ?
# Attention aux spoilers si vous n’avez pas lu les deux premiers tomes !
Voici le dernier chapitre de l’histoire, et laissez moi vous dire que j’en ressors déçu. Arrivé au bout des trois tomes, je me dis que le concept portait allègrement le premier tome qui était taillé pour en exploiter toutes les ramifications, et que Tade Thompson n’a pas réussi à le renouveler avec autant de brio dans les suites. À l’instar du deuxième volet, j’ai trouvé cette fin décousue et manquant de structure.
Les véritables défauts restent l’absence de description, des ellipses trop régulières et parfois même un brin de confusion. Je m’explique : l’auteur cherche à donner de l’impact à son écriture via un rythme cadencé et une économie de mots. Mais ici il fait intervenir de nombreux personnages et on ne fait que survoler les dialogues et les péripéties sans s’intéresser à la psychologie de personnages qui auraient mérité un développement plus approfondi pour éprouver attachement et empathie à leur égard.
En voulant monter d’un cran les enjeux de sa série, Tade Thompson multiplie les protagonistes et les enjeux. Malheureusement, le format novella n’est pas franchement le meilleur pour une telle intrigue. Là où “Les meurtres de Molly Southbourne” exploitait le concept à merveille, les suites perdent en impact et en consistance du fait de choix narratifs inadaptés. Dommage.
Édité en VF dans la collection Une Heure Lumière de chez Le Belial’.
